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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 19:53

timochenko-ukrainian-prime-minister-tymoshenko-holds-news-c.jpgL'opposante estime qu'une victoire de Ianoukovitch conduirait à terme à l'instauration d'une dictature en Ukraine.

L'opposante incarcérée Ioulia Timochenko a appelé jeudi les Ukrainiens à "chasser la mafia" du président Viktor Ianoukovitch lors des législatives de dimanche, alors que l'Union européenne et les États-Unis ont exprimé leur inquiétude sur le déroulement de la campagne.



"Chasser la mafia du pouvoir n'est pas seulement la tâche de l'opposition (...). C'est une guerre contre la dictature et contre l'injustice qui nécessite la mobilisation de chacun d'entre vous", a-t-elle lancé dans une déclaration lue à la presse par sa fille Evguenia Timochenko. Incarcérée depuis août 2011 et transférée en mai de sa prison dans un hôpital en raison de hernies discales, Ioulia Timochenko a appelé ses compatriotes à "ne pas donner une seule voix" au Parti des régions du président. "Si grâce à vos voix Ianoukovitch survit à ces élections en tant qu'homme politique, il va finir d'instaurer sa dictature et ne rendra plus le pouvoir de façon pacifique", a-t-elle averti.

Clinton et Ashton "inquiètes"

Ancienne égérie de la "révolution orange" pro-occidentale en 2004, elle a été condamnée il y a un an à sept ans de prison pour abus de pouvoir. Elle est également jugée pour fraude fiscale et figure en qualité de témoin dans une affaire de meurtre. Soutenue par les pays occidentaux, Ioulia Timochenko considère ses démêlés avec la justice et sa condamnation comme une persécution politique organisée par le pouvoir. Sa situation a provoqué une grave crise entre Kiev et l'Occident, qui s'inquiète du recul de la démocratie en Ukraine, dont l'affaire Timochenko est considérée comme un cas emblématique.

La secrétaire d'État, Hillary Clinton, et le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, ont ainsi de nouveau regretté jeudi l'impossibilité pour l'opposante de se présenter au scrutin, dans une tribune publiée par l'International Herald Tribune. Hillary Clinton et Catherine Ashton ont également exprimé leur préoccupation face au déroulement de la campagne législative. "Nous sommes inquiets des informations selon lesquelles les ressources administratives sont utilisées pour favoriser des candidats du parti au pouvoir et des difficultés rencontrées par plusieurs médias", ont déclaré les deux responsables. Elles ont exhorté les autorités ukrainiennes à "mettre fin" à la pratique de la distribution par des candidats de "biens matériels ou financiers" à des électeurs, phénomène considéré par de nombreux observateurs comme l'un des problèmes majeurs de cette campagne.

Le parti présidentiel assure de sa bonne volonté

Le Parti des régions du président Ianoukovitch a de son côté assuré qu'il allait tout faire pour assurer le bon déroulement du scrutin. "Nous, le parti au pouvoir, sommes intéressés plus que tout autre à ce que ces élections soient honnêtes et transparentes, et qu'elles soient reconnues par le reste du monde", a déclaré une conseillère de la présidence, Ganna Guerman, dans un communiqué du parti. "Il est très important d'avoir des élections transparentes, nous le comprenons et nous faisons de notre mieux pour qu'elles le soient en réalité", a renchéri Olexandre Efremov, chef du groupe parlementaire de cette formation, lors d'une conférence de presse.

Cinq formations devraient franchir le seuil de 5 % des voix nécessaire pour entrer dans l'assemblée, selon des sondages. Il s'agit du Parti des régions (23-33 %), de l'alliance d'opposition comprenant notamment la formation de Ioulia Timochenko (15-24 %), au coude-à-coude avec la formation d'opposition du célèbre boxeur Vitali Klitschko (16-17 %), des communistes (9-13 %), et du parti nationaliste Svoboda (3-6 %).

 

Source: AFP via Le Point.

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Published by salzenstein - dans Ukraine
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