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  • : Le blog de Patrice Salzenstein
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  • : Articles relatifs à la paix, à la solidarité avec les demandeurs d'asile, et à d'autres sujets qui me tiennent à coeur, comme l'actualité de la Russie et de l'Ukraine.
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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 18:43

Une conversation téléphonique du 25 février dernier entre la vice-présidente de la Commission européenne, Catherine Ashton, et le ministre estonien des affaires étrangères, Urmas Paet, permet de le croire.

Au cours de cette conversation (dès 08:20), Paet déclare:

"On sait aujourd'hui de façon de plus en plus certaine que, derrière les tireurs d'élite, il n'y avait pas Ianoukovitch, mais quelqu'un de la nouvelle coalition."

"Je pense que nous voulons enquêter là-dessus. Je veux dire, je ne savais pas, c'est intéressant. Mon Dieu",

a répondu Ashton.

"Ce qui est assez troublant, cette même Olga [Bogomolets, principal contact de Paet lors de son voyage en Ukraine] dit aussi que tous les éléments de preuve montrent que les gens qui ont été tués, des deux côtés, par des tireurs embusqués, qu'ils soient policiers ou manifestants, ont été tuées par les les mêmes tireurs d'élite",

souligne encore Urmas Paet.

"Elle m'a aussi montré des photos, sur lesquelles, en tant que médecin, elle dit qu'elle peut reconnaître la même signature, le même type de balles, et c'est vraiment perturbant que, maintenant, la nouvelle coalition ne veuille pas enquêter sur ce qui s'est réellement passé "

Ashton réagit en ces termes:

"Eh bien, oui ... c'est, c'est terrible."
Source confirmée par RIA.

La conversation aurait été téléchargée sur internet par des officiers des services secrets ukrainiens loyaux au président Ianoukovitch.

94 personnes ont été tuées à Kiev le mois dernier.

Apparemment pas au courant de la fuite, Urmas Paet faisait encore il y a peu le tour des rédactions, déclarant son soulagement que l’Europe ait caractérisé l’attitude de la Russie d’« agression ». Au moment où nous écrivons cet article (15:51), il confirme à la presse estonienne la véracité de l'enregistrement. (voir également)
Si Catherine Ashton est effectivement au courant, son silence sonne comme un ecomplicité dans l'organisation du putch fasciste de Kiev.
Images dures, sensibles s'abstenir.
ashton-paet.jpg
Ministre des Affaires étrangères Urmas Paet et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton
ukraine-fascisme-europe.jpg
Autres source : 20 minutes17h49: L'Estonie confirme une conversation piratée avec Ashton sur les snipers en Ukraine

«Le ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet regrette vivement que cette conversation avec la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, ait fuité, mais nous en confirmons l'authenticité», a déclaré sa porte-parole Minna-Liina Lind à l'AFP. Cet entretien téléphonique a eu lieu le 26 février, a-t-elle précisé. 
Urmas Paet s'était rendu à Kiev, la veille, le 25 février, pour rencontrer le nouveau gouvernement provisoire après les violences attribuées au président déchu Viktor Ianoukovitch ayant fait des dizaines de victimes lors des manifestations sur la place Maïdan. Le ministre estonien a déclaré à Catherine Ashton que selon ses sources à Kiev, «c'étaient les mêmes tireurs embusqués qui ont tué des gens des deux côtés», aussi bien parmi les manifestants que les policiers. «Là-bas, ils pensent de plus en plus que ce n'était pas Ianoukovitch qui était derrière les snipers mais quelqu'un de la nouvelle coalition», a-t-il dit. «C'est assez troublant que la nouvelle coalition ne veuille désormais plus enquêter sur ce qui s'est vraiment passé», a-t-il ajouté. «Je pense que nous devons enquêter. Moi, je ne sais pas. Je n'ai pas entendu cela», lui a répondu Catherine Ashton.
Selon sa porte-parole, Urmas Paet a exprimé «sa préoccupation concernant la situation sur le terrain», lors de cette conversation. «Nous rejetons l'affirmation selon laquelle M. Paet évaluait la participation de l'opposition à la violence», a-t-elle ajouté. 

Autre source : Télévision suisse  

MYSTÉRIEUX SNIPERS

Le chef de la diplomatie estonienne Urmas Paet a confirmé mercredi le contenu d'une conversation téléphonique piratée qu'il a eue avec la représentante de la diplomatie européenne Catherine Ashton sur des allégations selon lesquelles des snipers auraient tiré sur les manifestants comme sur la police lors des évènements dramatiques des 20 et 21 février à Kiev. 

"Là-bas, ils pensent de plus en plus que ce n'était pas Ianoukovitch qui était derrière les snipers mais quelqu'un de la nouvelle coalition", a-t-il dit. "C'est assez troublant que la nouvelle coalition ne veuille désormais plus enquêter sur ce qui s'est vraiment passé", a-t-il ajouté.

"Je pense que nous devons enquêter. Moi, je ne sais pas. Je n'ai pas entendu cela", lui a répondu Catherine Ashton.
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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 18:19
Ukraine : l'administration régionale de Donetsk reprise par les pro-russes


Les manifestants pro-russes ont repris le contrôle du bâtiment dont ils avaient été délogés le matin même. Une dizaine de personnes ont été blessées.

Un millier de manifestants pro-russes ont pris d'assaut mercredi l'administration régionale de la région russophone de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, reprenant le contrôle des lieux dont ils avaient été délogés le matin même, et y ont hissé le drapeau russe. Une dizaine de personnes ont été blessées, certaines ayant le visage en sang, lorsque les contestataires ont franchi le cordon des forces de l'ordre aux cris de "Russie !" et "le fascisme ne passera pas !" a constaté l'AFP.

Le Point.fr - Publié le 05/03/2014 à 17:17

Les manifestants pro-russes ont repris le contrôle du bâtiment dont ils avaient été délogés le matin même. Une dizaine de personnes ont été blessées.

 

 

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 00:47

Ioulia Alipova (23 ans) de Balakovo (région de Saratov) a remporté le titre Miss Russie 2014.Miss-Russia-2014-Yulia-Alipova.jpg

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miss-russia-2014-2.jpg

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Юлия Алипова. Une couronne en or blanc incrustée des diamants et des perles a embelli la tête de la gagnante. Cette victoire permettra à Alipova de représenter la Russie lors des concours de beauté Miss Monde et Miss Univers. Elle recevra également un prix de 100 000 dollars et une voiture. Ioulia Alipova a deux diplômes universitaires (ingénieur de puissance thermique, traducteur de l’anglais).

Sources : RIA Novosti, Voix de la Russie, top-antropos.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 22:48

Depuis samedi 1er mars, les événements s’accélèrent en Ukraine. Le premier point important est le soulèvement des populations russes, russophones et minoritaires dans la partie Est du pays. Le nombre de mairie où le drapeau russe a été installé est ici significatif. Dans certains cas, à Donetsk et à Kharkov, on a assisté à des manifestations de très grandes ampleurs qui, si elles n’ont pas été ignorées par les journalistes occidentaux, n’ont pas eu droit à la même couverture médiatique que les manifestations de Kiev de ces dernières semaines. On supposera que c’est par manque de place et en raison des pénuries de papier qui sévissent dans notre beau pays que les journalistes se sont donc censurés sur ce sujet…

I. Ces manifestations tant populaires que politiques, en particulier avec le drapeau russe, dessinent la carte d’une partition possible, mais qu’il est encore dans le pouvoir des acteurs de chaque camp d’éviter. On a représenté sur cette carte la ligne de démarcation entre la zone dite « pro-russe » et la zone « pro-ukrainienne ».

Graphique 1

Carte Ukraine-Russie

Ces manifestations, et ces installations de drapeaux russes, alors que jusqu’à maintenant (lundi soir) l’armée russe n’est présente qu’en Crimée montrent que ce ne sont pas seulement les russophones au sens strict qui ont ainsi manifesté leur défiance par rapport au pouvoir de fait en place à Kiev. Il est hautement instructif de regarder une carte du découpage linguistique de l’Ukraine qui a été établie par l’Université de Kiev.

Graphique 2

Répartition des langues en Ukraine (2009)

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Cette carte montre que, outre la présence du Russe et l’Ukrainien (ce dernier n’existant à l’état « pur » que dans la partie la plus occidentale du pays) on est en présence de nombreuses autres langues ou dialectes. C’est le cas du « Surzhik », dialecte de Russe et d’Ukrainien mais aussi du « Trasianka », dailecte de Russe et de Bielorusse. Cette diversité de l’Ukraine, qui recoupe une diversité ethnique, est le produit de l’Histoire. L’Ukraine actuelle n’est pas l’Ukraine soviétique des années 1920 et 1930. Il lui a été rattaché des territoires polonais, hongrois, roumains et slovaques en 1939 et 1940, mais aussi la Crimée, « donnée » dans le cadre de l’Union soviétique par la Russie. Par ailleurs, la frange côtière du pays (autour d’Odessa) a toujours eu une nature plus « levantine » qu’ukrainienne avec des minorités grecques et juives importantes. Cette hétérogénéité se reflète dans la pratique, héritée des temps soviétiques, de distinguer la citoyenneté et la nationalité. Il était ainsi possible de se revendiquer Russe, Grec, Bulgare ou Ruthène et de s’affirmer citoyen ukrainien.

II. Cela impliquait néanmoins un pacte fondateur pour l’Ukraine indépendante en 1991, celui du respect des diverses minorités, dans leurs droits culturels et religieux, mais aussi l’affirmation de la double pratique des deux langues majoritaires, le Russe et l’Ukrainien, comme langue ayant un statut légal dans le pays. Pour avoir travaillé à Kiev de 1999 à 2001, je puis témoigner que rare sont les personnes ne parlant « que » l’Ukrainien, et que l’on pouvait parfaitement se dire un ferme partisan de la souveraineté de l’Ukraine et parler de manière préférentiel le Russe. C’est ce pacte qui a été érodé de 2004 à nos jours avant que d’être brutalement rompu. Avant les événements qui ont commencé au mois de novembre 2013 on ne comptait plus que 6 écoles-lycées enseignant en Russe à Kiev, alors que ces écoles se comptaient encore par centaines en 2000, et que la population russophone se compte sur Kiev en centaines de milliers. La suppression de la loi garantissant le statut du russe comme langue officielle, suppression prise ces dernières semaines, a été, pour une large part de la population, la preuve ultime que le pouvoir issu de la place Maïdan était tombé aux mains des ultra-nationalistes. Le président du Parlement ukrainien qui exerce les pouvoirs de faits du Président a décidé ce lundi 3 mars de mettre son veto à cette loi. Il a eu entièrement raison, mais c’est probablement trop tard ; le mal est fait. C’est ce qui explique la rupture du pacte fondamental sur lequel était basée l’Ukraine. Il nous reste à voir s’il peut être réparé.

III. On doit prendre conscience en France de qui sont réellement les militants de « Pravogo Sektora » et du parti « Svoboda », deux organisations minoritaires mais extrêmement actives dans le mouvement de Maïdan, et qui ont pris la direction de ce mouvement au début de février. Les dirigeant de « Svoboda » dénoncent ce qu’ils appellent la « mafia judéo-russe » autour du Président Ianoukovitch et n’hésitent pas à représenter Vladimir Poutine avec une étoile de David sur le front. Les militants, ainsi que ceux du « Pravogo Sektora » ont repris à leur compte le slogan classique de l’antisémitisme en Russie, ladaptant pour les besoins de la cause « Bat les juifs et sauve l’Ukraine ». L’historien Jean-Jacques Marie, grand spécialiste de Trotsky et que nul ne peut soupçonner de complaisance vis à vis du pouvoir russe a écrit les lignes suivantes qui m’on été transmises par un correspondant, Michel Gandilhon, que je tiens ici à remercier :

« Malheureusement, les nationalistes ukrainiens se sont désormais joints aux staliniens pour la propager à nouveau. Et ils partagent avec eux des méthodes similaires. 
En effet, indique Marko Bojcun, le 13 novembre, la présentation de ce recueil qui devait avoir lieu à la librarie « Yé », rue Lyssenko à Kiev, et qui devait être animée par lui-même, Youri Chapoval de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine, par Zakhar Popovitch et Denis Pilash du collectif « Opposition de gauche » (collectif à l’origine de l’édition de ce recueil) a été brutalement interrompue par l’irruption de plusieurs dizaines de nervis du parti d’extrême droite mal nommé « Svoboda » (« Liberté », nouveau nom du « Parti national-social d’Ukraine », fondé en 1991). Ces individus avaient déjà perturbé la présentation du recueil dans la ville de Lviv.
 Maniant la calomnie, l’amalgame et la violence avec la même agilité que les staliniens en leur temps, les « Svobodistes » réussirent à empêcher la tenue de la réunion, hurlant des slogans accusant Léon Trotsky (exclu du Parti communiste en 1927 et expulsé d’Union soviétique en 1929) d’être responsable du Golodomor (la famine en Ukraine en 1932-1933), donc de « génocide ». A la sortie, les « svobodistes » vandalisèrent la voiture d’un des orateurs prévus, Zakhar Popovitch, avant que finalement, une heure après le début des incidents, la police n’arrive.
Je partage l’indignation du professeur Marko Bojcun, contre ces méthodes qui visent à interdire par la terreur, la diffusion de ces textes qui contribuent à rétablir la vérité historique et la réalité des positions de Léon Trotsky, longtemps bannies d’Union soviétique par la bureaucratie et ses méthodes de terreur.
 J’ajoute que le parti « Svoboda » en question est connu comme se revendiquant ouvertement de Bandera et Stetsko, auteurs d’une « proclamation d’indépendance de l’Ukraine » datée du 30 juin 1941, soit huit jours après l’agression nazie contre l’Union soviétique, déclaration qui précisait que l’état ukrainien « indépendant » allait « coopérer étroitement avec la Grande Allemagne national-socialiste, sous la direction de son chef Adolf Hitler, qui est en train de fonder un ordre nouveau en Europe et dans le monde ». « Svoboda » se revendique de la continuité de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et de l’Armée insurrectionnelle d’Ukraine (UPA) de Bandera et Statsko, dont le rôle d’auxiliaires des nazis dans l’extermination des Juifs d’Ukraine n’est plus à prouver. Dans cette remarquable continuité, « Svoboda » a multiplié ces dernières années des déclarations et actes provocateurs antisémites, mais aussi contre la minorité hongroise d’Ukraine, et contre les Russes et la Russie (qualifiant de « mafia judéo-moscovite » l’entourage du président de la République d’Ukraine). »

Or, ce sont avec des dirigeants de ce parti, notoirement fasciste et antisémite, que les dirigeants européens, dont Mme ASHTON, responsable de la diplomatie de l’Union Européenne, ont choisi de s’afficher à Kiev. Honte à eux. Mais honte à nous aussi si nous acceptons que de telles personnes nous représentent. Il faut rappeler que « Svoboda » a fourni plusieurs ministres au gouvernement de fait en place à Kiev et que le Procureur Général d’Ukraine en est membre.

IV. Quelle pourrait donc être la voie d’une sortie de crise qui respecterait la souveraineté de l’Ukraine ? Pour cela, il importe avant toute chose de voir s’il est possible de reconstruire le « vivre ensemble » qui fait Nation. Cela passe par trois conditions. La première est, à l’évidence désormais, une fédéralisation de l’Ukraine et des garanties importantes quant aux droits des minorités, que ces droits soient culturels ou religieux. Cette fédéralisation devra accepter le fait que la Crimée, qui est déjà une République Autonome, jouisse d’un statut particulier. La deuxième condition est la mise au ban politique des extrémistes de « Pravogo Sektora » et de « Svoboda », leur désarmement et leur interdiction. Dans aucun pays de l’Union européenne, dans aucun pays civilisé, il n’est acceptable d’avoir des partis dont le discours et l’idéologie sont les mêmes que les Nazis. Ceci est aussi important afin de libérer l’opposition démocratique de la pression et des menaces que font peser ces extrémistes sur ses dirigeants. La troisième condition est une déclaration de neutralité de l’Ukraine pour une période de vingt ans, déclaration qui vise à rassurer la Russie quant à une possible intégration de l’Ukraine tant dans l’Otan que dans l’UE. Cette déclaration de neutralité pourrait être levée si tant la Russie que les pays de l’UE tombaient d’accord. Sur ces bases, il devient possible d’envisager des élections tant générales de Présidentielles, sous un double contrôle de l’UE et de la Russie. Ces élections permettront de faire émerger un nouveau pouvoir à la fois légitime et légal. Mais, faire émerger un pouvoir légitime et légal n’aura de sens que si on assure la stabilité de l’économie ukrainienne. Or, compte tenu de la crise que l’UE traverse, compte tenu des spécialisations économiques de l’Ukraine, cette stabilité ne peut provenir que d’une intégration économique avec la Russie. Cette intégration devrait être aussi pensée entre régions d’Ukraine et de Russie, car les complémentarités sont très importantes. C’est une réalité qu’il faut admettre ou se préparer à des vagues d’immigration à hauteur d’un pays de 46 millions d’habitants.

À ces conditions, une Ukraine souveraine et indépendante est encore possible. Mais, plus on s’enfoncera dans une logique d’affrontement insensée entre l’UE et la Russie et moins cette perspective restera possible. Car, la logique de l’affrontement aboutit inéluctablement à la partition du pays.

 

Source: http://russeurope.hypotheses.org/2045

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 23:45

Serguei_Aksenov-copie-1.jpgLe premier ministre de la république autonome ukrainienne de Crimée Sergueï Aksenov a pris le commandement temporaire de toutes les unités militaires et forces de sécurité locales et a appelé la Russie à aider la Crimée d'assurer la paix dans la république autonome, rapporte l'agence d'information de Crimée.

"J'assume le commandement temporaire des unités du ministère ukrainien de l'Intérieur, du Conseil de sécurité d'Ukraine, du ministère des Situations d'urgence, des Forces armées et de la Marine, du Service fiscal et des gardes-frontières, en tant que président du Conseil des ministres de la république autonome de Crimée et en vue de réaliser les pouvoirs qui me sont confiés par le Conseil suprême de la république de Crimée. Je prie les commandants d'exécuter mes ordres ou de quitter leurs postes", a déclaré M.Aksenov, nommé à ce poste jeudi dernier par le parlement criméen.

"Je m'adresse au président russe Vladimir Poutine à nous aider à maintenir l'ordre en vue de garantir la sécurité des civils", a déclaré le premier ministre.

Vendredi dernier, M.Aksenov a déclaré que la Crimée attendait une aide financière de la Russie.

Des habitants de la péninsule de Crimée ont lancé le 25 février une action à durée indéterminée devant le siège du Conseil suprême (parlement) local en signe de protestation contre les nouvelles autorités de Kiev. Le Conseil suprême a décidé jeudi de tenir le 25 mai un référendum sur l'élargissement des pouvoirs de la Crimée et a limogé le gouvernement républicain d'Anatoli Moguilev, en poste depuis l'automne 2011.

Région peuplée principalement de russophones, la Crimée a été rattachée en 1954 à l'Ukraine qui faisait alors partie de l'Union soviétique. Il s'agissait d'une décision purement formelle, car le transfert de ce territoire a été effectué à l'intérieur du même Etat. Après la chute de l'URSS en 1991, la Crimée est restée au sein de l'Ukraine, mais a reçu le statut de république autonome.

Source : RIA Novosti.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 13:06

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Oleksandr Maksymovych Sych (Svoboda) est vice premier ministre de l'Ukraine. Idéologue et auteur d'essais et de documents de recherche sur le thème du passé héroïque de l'Ukraine, et de ses héros fascistes comme Stepan Bandera. Elu avec 55,81% député à la Rada.

 

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Ihor Shvaika (Svoboda) est ministre de la  politique agricole et de l’alimentation. Il est leader du parti Svoboda à Kharkiv. Démocratiqment adoubé par l'assemblée des fascistes de Maidan, rappelons qu'il avait obtenu 0,84% aux élections d'octobre 2010 à Kharkov. Il a été élu en huitième position sur la liste de Svoboda aux élections d'octobre 2012 et siège au sein du groupe Svoboda à la Rada de Kiev. Diplomé de droit de l'université de Kharkov (1998), il a dirigé un cabinet privé d'avocat jusqu'en 2000 où il a fondé sa propre société.

http://www.usubc.org/site/recent-news/new-minister-of-agrarian-policy-and-food-ihor-shvaika 

 


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Andriy Mokhnyk, Ministre de l’Écologie et des Ressources naturelles, membre de Svoboda. 

 

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Dmytro Boulatov, ministre de la Jeunesse et des Sports est membre du groupe d'autodéfense ukrainienne (UNA-UNSO).

 

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Oleh Makhnitsky, Procureur général d’Ukraine, Svoboda.

 

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Ihor Tenyukh, amiral, est provisoirement  ministre de la défense, originaire de Lvov, membre de Svoboda.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 13:00

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 17:30

Pourquoi nous devons dénoncer le pouvoir illégitime de Kiev et la collusion droite-fasciste afin de promouvoir la paix et la prospérité de l'Ukraine.

 

Quand on reparle de géostratégie à l'échelle internationale et de son implication sur l'Ukraine

secteur-droit-appel-au-meutre-zoom-copie-1.jpgCopie d’écran de la page “vkontakte” du leader fasciste Dmitry Jaros soutenu par les Etats Unis et l’Union Européenne, où il appelle ses amis à organiser des attentats terroristes en Russie. En savoir plus.
Je sais bien que la situation est comme partout complexe. Mais je crois, au risque de simplifier, que l'on ne peut pas comprendre la position de la Russie d'envoyer ses troupes sans la voir sous l'angle de la "guerre" que mène l'OTAN et la Russie dans le monde. La guerre est la raison d'être des USA. Avoir des ennemis n'est pas seulement une nécessité stratégique liée à la volonté de contrôler les voies d'approvisionnement en énergie ou en matières premières. Elle n'est pas seulement la parce qu'il faut faire la guerre pour faire de l'argent en vendant des armes. La Russie gêne réellement les visées géostratégiques étasuniennes. La chute de l'URSS nous aura appris une chose au moins, c'est que ce pays n'était pas tant l'ennemi idéologique, mais intrinsèque à la compétition que se livre les principaux pôles de notre planète, Chine comprise. La Russie est vraiment l'ennemi sinon à détruire, au moins à neutraliser. Maintenant, ce n'est pas en Syrie, au Nicaragua, en Libye au Vénézuela ou ailleurs que les blocs s'opposent, c'est aux frontières de la Russie. La Russie a pour elle la légitimité. "La Russie a beau jeu de dire qu'elle ne fait que se conformer à un accord international signé entre les deux pays souverains, signé au début des années 90 et qui fait que la Russie vient en aide à l'un de ses alliés prétendument en danger. Les États-Unis feraient pareil si un pays de l'OTAN était mis en danger. Les Russes vont jouer la légalité de leur action pour éviter que l'ONU s'en mêle, et donner une bonne image de leur intervention" (politologue français). La Russie ne peut pas accepter le basculement de l'Ukraine dans un régime fasciste téléguidé par l'OTAN, qui est l'ennemi de la Russie. Par ailleurs, la prise du pouvoir à kiev peut être raisonablement interprété comme un putsch néonazi poussé par l'OTAN. La question est qu'il faut absolument éviter la guerre civile que préparent les créatures des Etats Unis, i. e. les bandes armées fascistes entrainées en Ukraine et dans le Caucase russe, voire en Pologne ou en Lituanie, qui comptent désormais leurs effectifs en milliers. Pour avoir frôlé la violence qui commence à enflammer l'Ukraine, il me semble que l'interposition des forces russes est plutôt un moyen d'éviter la guerre civile, les lynchages, la balkanisation et la guerre [lire le lien : "Ce sont les fascistes qui font la loi à l'ouest de l'Ukraine et à Kiev"]. L'Ukraine est une poudrière sur laquelle les Etats Unis d'Amérique et leurs amis de l'Union Européenne cherchent à jeter des allumettes par nécessité.
Une Europe qui non seulement ferme les yeux devant le fascisme et les atteintes aux droits humains, mais soutient le fascisme contre la liberté en Ukraine

L'Europe n'est pas une masse homogène et il semble acté que quasiment seuls la Pologne et la Roumanie souhaite réellement l'entrée de l'Ukraine dans l'espace européen, alors que pour l'Allemagne et la France, les choses sont nettement plus complexe, ce qui explique pour beaucoup la relative réserve diplomatique. Trop d'intérêts contradictoires en jeu. Pas seulement le problème du gaz qui transite par l'Ukraine ou de la Russie qui est un marché émergent et une porte vers l'Asie. Toutefois, le point commun qui pèse et qui pollue les tentatives d'apaisement est que l'OTAN est une organisation totalement inféodée à la politique étasunienne impérialiste. L'OTAN est une force qui tire dans la direction du conflit alors qu'en Europe, il existe les germes qui permettraient d'apaiser la situation et de faire diminuer le niveau des tension en faisant réellement jouer le bal diplomatique.
Février 2014 n'est pas une révolution orange mais un coup d'état fasciste

Mais il ne se passera rien tant que les peuples n'auront pas pris conscience qu'il ne faut pas voir une révolution orange dans le coup d'état qui a conduit à confier les rênes du pouvoir à un attelage allant de la droite de la finance d'Arseniouk (Timochenko) à l'extrême droite parlementaire qui est à l'image du Front National en France en plus fasciste, avec le parti du très riche Oleg Tiagnibok (37 députés, leader du parti fasciste "Svoboda" - la liberté) et du sinistre groupement paramilitaire fasciste "pravyj sektor" qui a pris d'assaut Maidan et vaincu les berkuts et fait tomber Yanoukovitch. C'est le mouvement de Dmitry Jaros, véritable armée fasciste sur-entrainée à l'image des "boiéviki", formés sur le terrain des guerres duCaucase, financés de longue date par la CIA, et qui attendent depuis 20 ans de prendre le pouvoir en Ukraine. Leur heure de gloire est arrivée et ils n'entendent pas la laisser passer. Le fascisme s'accrochera au pouvoir. Il possède de solides bases idéologiques, et une assise populaire, des héros fasciste, icône d'une Ukraine qui n'a jamais disparu, comme avec Stepan Bandera, de sinistre mémoire.
Que vaut une loi votée avec quand les députés ont le pistolet sur la tempe?

pravyj-sektor-avec-arme-au-conseil-de-region.JPGDans un parlement régional, un leader de "Pravyj Sektor" explique que ceux qui ne sont pas d'accord avec lui peuvent le dire, mais c'est lui qui tient l'arme autoimatique et le couteau de combat. Lien avec la vidéo et un article.
Les fasciste de Pravyj Sektor et de Svoboda occupent l'espace public. Des types avec des kalachnikov et des cagoules gardent l'entrée du parlement national, la Rada. Les députés votent avec la peur au ventre, les menaces contre leurs proches, ce qui explique pour quoi tous les élus du parti des régions n'ont pas fui le parlement.
Un pouvoir fasciste dont le but ne semble être que de détruire l'Ukraine en appauvrissant, humiliant, lynchant, terrorisant en plongeant l'ukraine dans la pire crise économique de son histoire

Les Ukrainiens qui étaient déjà pauvres en terme de niveau de vie avant le coup d'état sont maintenant confrontés à la pire crise qu'ils aient connu depuis la guerre, pire même que celles des années quatre-vingt-dix où les gens mangeaient des racines ou mouraient de faim dans l'indifférence générale. Cette Ukraine où l'espérance de vie des hommes (avant Maidan) n'était que de 62 ans pour les hommes, soit exactement l'age du départ à la retraite après qu'il y a deux ans, Yanoukovitch ait satisfait aux exigences du FMI qui lui a demandé de faire passer l'age légal de 60 à 62 ans pour les hommes (et de 55 à 60 ans pour les femmes)... Dans cette Ukraine, les "classes moyennes" de Kiev ont un temps cru à l'appel de l'Europe, ces classes moyennes touchaient 800 euros par mois il y a une semaine, mais avec la chute du grivna, cela ne représente déjà plus une semaine plus tard que 600 euros par mois... Quant aux pensions... Essayez de vivre avec 120 euros par mois dans un pays où les prix sont comparables, voire maintenant supérieurs à ceux que l'on connait en France. Les salaires moyens sont estimés à 400, 350 et 200 dollars respectivement à Kiev, dans le Donbass et dans le reste du pays. Faites vos comptes! Banques fermées, comptes de dépôts bloqués, quasi faillite financière, très forte inflation, pénurie, chute brutale du cours de la monnaie nationale. Mais aussi dissolution de la police anti-terroriste et remplacement par les milices fascistes, augmentation de l'insécurité, du banditisme. Forte instabilité politique, quasi-anarchie dans certaines régions, lynchages, humiliation, exécutions, enlèvements, viols... Et maintenant menace de guerre civile. voilà la réalité de l'Ukraine quand on enlève les lunettes opaques de la propagande occidentale.
Un pouvoir qui avec la bénédiction de l'occident promeut la guerre civile en cherchant à dresser les uns contre les autres en Ukraine

ymtiLueoGJM-copie-1.jpgTémoignage de Rostislav Vasilko: "Ils m'ont glissé des aiguilles sous les ongles, battus avec des bâtons et des coups de poing, ils m'ont frappé au poumon droit, ils m'ont cassé trois côtes, la cloison nasale, j'ai un kyste du visage. Mon crâne est éventré. J'ai subi une commotion cérébrale au deuxième degrés. Mon corps est couvert de bleus. Ils m'ont battus avec toutes sorte de documents , de l'argent, une chaîne en or avec une croix ". Selon le chef des communistes de Lviv "ils ont poursuivi ma mère, mes enfants, ils les ont menacé de mort. Ils ont menacer de mort ma conjointe et moi même. Aidez moi à trouver un asile politique dans un autre pays". A l'heure actuelle, Rostislav Vasilko est toujours à l'hôpital à Kiev dans un état grave.
Réveil brutal d'une Ukraine où le fossé sépare ceux qui voient dans la Russie le "spectre du communisme" et assimilent tout ce qui est russe au "diable", et deviennent haineux dés qu'ils entendent la langue russe, traitent les ukrainiens de l'est de communistes (du coup ironie du sort, ceux-ci le redeviennent et se mettent à défendre leurs statues de Lénine et leurs monuments soviétiques), et une autre qui commence à haïr également une Ukraine de l'ouest plutôt rurale qualifiée de fasciste, de "banderas", et il y a l'image du "paysan cul-terreux raciste avec son petit lopin de terre et sa productivité nulle" et du "changeur de pampers parti travailler en Italie pour batir une grande maison près de Lvov" et ceux à l'est qui disent que "cette Ukraine de l'ouest n'entrera jamais dans l'union européenne" et n'aura que les yeux pour pleurer et "que des prostituées et des balayeurs à offrir en pâture à l'Europe". Les images de lynchages et l'humiliation que les fascistes font subir aux communistes, au militants et élus du parti des régions à l'ouest, mais aussi à la police qui est respectée parmi les russophones abreuvés de nouvelles sur les attentats terroristes en Russie sont profondément choquantes et sonnent véritablement comme une provocation. N'est-ce pas le but recherché par les fascistes? A qui profite le chaos en Ukraine? Poser la question c'est déjà y avoir répondu.
les-fascistes-ne-respectent-pas-les-conventiosn-de-geneve.JPGUn exemple de violation des conventions de Genève par les miliciens fascistes de Maidan : un policier blessé à la main et ayant perdu un œil est presque mort. Alors que l'un des deux gardes dit: "appelle les secours". L'autre fasciste répond: "non, on n appelle pas les secours, c est un berkout" (policier). En savoir plus: la vidéo (dont le contenu peut choquer du fait de sa violence, alors attention, en cliquant sur le lien vous certifiez que vous êtes majeur) et un article.
policier-humilie-par-des-fascistes.JPGDans cette vidéo, des fascistes ukrainiens contrôlent une voiture de police à une station essence et exigent sous la menace d'une arme que les policiers montrent leurs documents en leur disant que ces policiers n'ont pas le droit d'être là. Dans cette Ukraine désormais livrée à l'anarchie et au banditisme, les fascistes se plaisent à humilier la police. Un pouvoir qui encourage l'humiliation des représentant de la loi est typiquement un pouvoir qui cherche à détruire l'Ukraine. Lien avec la vidéo, et un article.

Si pour promouvoir la stabilité, la prospérité, la paix et la sécurité des personnes, la solution serait de laisser une partie de l'Ukraine se placer sous la protection de la Russie, pourquoi serions nous choqués?

La Russie a certainement besoin de montrer sa force aussi pour des raisons de politique intérieures. Mais alors que Vladimir Poutine culmine au delà de 70% d'opinions favorable en Russie, que les Jeux Olympiques d'hiver ont été un succès avec une organisation que tout le monde loue, et surtout la Russie qui a raflé la première place tant en nombre de médailles (33) qu'en nombre de médailles d'or (13). C'est important pour comprendre la popularité du chef de l'état russe.
Mais il ne faut pas se tromper. Les manifestants de l'est du pays ne demandent pas le rattachement à la Russie. Les Ukrainiens russophones qui descendent dans les rues de Donetsk, Kharkov, Odessa, Mariupol, ou Dniepropetrovsk aspirent avant tout à la paix, et appellent la Russie à l'aide pour sauver l'Ukraine du fascisme et de la destruction politique et économique. Leurs revendications sont d'avoir une autonomie totale sur l'économie de leurs régions. Les Russophones de l'est et du sud de l'Ukraine ne sont pas des citoyens ukrainiens de seconde zone, l'Ukraine est leur pays. Mais face aux menaces d'invasion fascistes et aux lois anti-russe, il faudrait être pragmatique et leur reconnaitre le droit à se placer sous la protection de la Russie. Une opération russe en Ukraine est peut-être à même d'apporter la paix, d'éviter la guerre civile et de pallier à une situation de crise économique urgente qui nécessite une aide humanitaire que la Russie saura donner à ses frères et ses soeurs ukrainiens.
Enfin, en ce qui concerne la Crimée, la protection demandée par la majorité de la population (alors que le pouvoir fasciste vient d'abolir le statut de la langue russe) est légitime, on doit savoir le reconnaitre. Sébastopol a été placée sous l'administration directe de Moscou jusqu'en 1978, et la cession de la Crimée à l'Ukraine en 1954 n'était que purement administrative car effectuée au sein d'un même état, l'Union Soviétique. Les liens avec la Russie sont forts et c'est officiellement que le gouvernement de Crimée a appelé la Russie à protéger cette région autonome.
Donetsk-1er-mars-2014.JPGManifestation à Donetsk le 1er mars 2014. dans ce poumon économique qu'est le Donbass (25% de l'industrie du pays pour 10% de la population), les habitants du Donbass à l'image de ceux des autres grandes régions de l'est et du sud de l'Ukraine appellent la Russie à l'aide. Lien avec la vidéo et un article relatant les manifestations du 1er mars.

Dénoncer l'attelage de la droite et du fascisme en Ukraine pour sauver l'Ukraine de sa plus profonde crise économique, sociale, politique et identitaire

croix-gammees-a-la-mairie-de-kiev.JPGA Kiev, les fascistes ont décoré tous les étages de la mairie de la capitale avec des croix gammées. Quand l'idéologie nazie des nouveaux maitres de l'Ukraine éclate au grand jour. Lien avec la vidéo (à partir de 1'10) et un article.
Il n'est pas né celui qui pourra prédire l'avenir. En revanche, si l'on veut peser pour la paix et le retour à une bien relative prospérité, il faut faire quelque chose et ne pas rester les bras croisés. Les choses évolueront et on peut ne pas avoir une position que l'on gardera, mais je crois qu'il faut voir ce qui peut réellement apporter la stabilité et garantir la paix. faire ce que l'on peut faire en France en emboitant le pas ou en suscitant des initiatives dénonçant la connivence de la droite parlementaire ukrainienne des oligarques avec les partis et milices fascistes, et dénoncer aussi les collusions qui existent entre les fascistes d'Ukraine et les sordides intérêts des États Unis d'Amérique.
Il faut que nos dirigeants non seulement cessent de soutenir le gouvernement de Kiev, mais de plus, qu'ils condamnent et fassent tomber l'étrange attelage de la droite des oligarques avec le fascisme. Je dis étrange parce que je crois encore en la démocratie, même si en Uklraine, celle-ci a vendu son âme sur les terres nauséabondes du fascisme. Si c'est le prix pour faire cesser les souffrances du peuple ukrainien et rétablir la république, tout en évitant une guerre civile, un soutien à une opération russe ne serait-il pas la solution raisonnable à adopter? On peut se poser légitimement la question.
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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 15:06

Sa popularité en Ukraine de l'ouest

 

sondage-tianibok-yanoukovitch-fevrier-2014.JPGSondage de février 2014 qui donnait Tianibok vainqueur contre Yanoukovitch, c'était deux semaines avant le coup d'état de Maidan. Source: Oukrainskaia Pravda; 7 février 2014.

 

Si vous cliquer sur le lien avec le quotidien ukrainien, vous verrez facilement les petits camemberts et en particulier le troisième en partant du haut qui montrait qu'Oleg Tiagnibok aurait recueilli 54% des voix face a yanoukovitch, sondage publie le 7 fevrier dernier dans Ukrainskaia Pravda: http://www.pravda.com.ua/news/2014/02/7/7013110/ Il ne s'agissait que d'un sondage mais cela dénote l'ancrage des idées fascistes en Ukraine bien au dela des 1,6% recueillis par ce parti nazi aux dernières elections.

 

Parti paramilitaire fasciste


Le parti Svoboda, comme son allie "Pravyj sektor" (secteur droit) est doté de ses propres structures para-militaires, il y aurait environ officieusement 5000 hommes avant le coup d'état, mais certainement plus maintenant car il recrute beaucoup. De nombreux ukrainiens sont perméables aux idées fascistes et font de Stepan Bandera un heros. http://fr.wikipedia.org/wiki/Stepan_Bandera on notera que Bandera était un fasciste et qu il est presenté dans la propagande et les médias ukrainiens actuels comme un heros fondateur de la nation. En Russie et dans l'est de l'Ukraine, Stepan Bandera est consideré comme un fasciste.

 

Svoboda est un parti fasciste

Rappel cet article de L Humanite - extrait : «Sur la place de l’Indépendance, ils ont réussi à tenir face aux forces de l’ordre et à en tuer une dizaine. Et entre 200 et 300 d’entre eux ont réussi à prendre d’assaut le Parlement et le siège du Parti des régions pendant quelques instants », nous raconte une journaliste sur place. Cocktails Molotov, pavés, barres de fer... On est bien loin des manifestants pacifiques décrits par la presse. Mais qui sont-ils ? Ces jeunes « volontaires de l’autodéfense », venus de Lviv (ouest) à Kiev, sont de véritables commandos levés par l’extrême droite dans la région de Galicie, qui est son bastion, selon le spécialiste Jean-Marie Chauvier. Antisémites et russophobes : Mercredi, 5 000 de leurs membres ont ainsi pris d’assaut l’administration régionale, la police, et des bâtiments militaires prenant même le contrôle des dépôts d’armes. «Il y a une minimisation du phénomène que l’on qualifie de nationaliste alors qu’il s’agit de mouvement néofasciste et nazi, principalement lié au parti Svoboda. Son chef, Oleg Tiagnibog, joue sur les courants xénophobes, antisémites et russophobes fortement implantés en Galicie où il n’est pas rare d’assister à des grandes célébrations à la mémoire du collaborationnisme nazi et de la Waffen SS », explique le député communiste de Donestk (région du Donbass), Vladimir Bidievka. Cette montée en puissance des forces d’extrême droite profite de la place laissée au parti Svoboda (liberté) qui a obtenu plus de deux millions de voix aux dernières législatives. Jusqu’en 2004, ce dernier s’appelait Parti nationaliste d’Ukraine, ancêtre de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN, mouvement fasciste fondée en 1929 ). Aujourd’hui, il est contesté par des groupes néonazis encore plus radicaux, dont Pravyi Sektor (Secteur droit), qui regroupe les membres d’organisations ultranationalistes telles que Patriotes d’Ukraine, Trizouba, l’UNA-Unso. «Ce sont eux qui ont assuré la sécurité sur Maïdan et devant la Maison des syndicats, devenue le QG du mouvement, qui ont organisé les barricades et ont recouru à la force contre les forces de l’ordre, sans aucune condamnation de l’opposition», rappelle le quotidien russe Kommersant. Source : http://www.humanite.fr/monde/le-parti-svoboda-est-fasciste-559608

 

L'interdiction des chaines de télévision en russe en Ukraine

 

Le leader du parti ukrainien Svoboda (Liberté) Oleg Tiagnibok avait proposé à la Rada Suprême (parlement) d'interdire en Ukraine les chaînes russes "déformant l'image" de la situation en Ukraine. http://fr.ria.ru/world/20140225/200582176.html

 

Les questions relatives aux armes nucleaires nous intéressent toutes et tous 

Oleg Tiagnibok, leader et député de Svoboda souhaite que l'Ukraine redevienne une puisance nucléaire (abandonné en 1994 par un accord signé sous l'égide de la Russie et des Etats Unis). C'est lui qui dicte les lois que doit voter la Rada, la droite obéit sans se faire prier à toutes ses lubies. Dans cet article du Kiev post, en janvier 2010, il etait mentionné qu'il veut que l'Ukraine se dote de nouveau de l'arme nucléaire http://www.kyivpost.com/content/politics/tiahnyboks-virulent-brand-of-nationalism-shows-no--57068.html

Voila, au moins, on est fixé sur les intentions des fascistes qui tiennent veritablement le pouvoir a Kiev... 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 02:02

"Entretien avec Natalia Vitrenko, présidente du Parti socialiste progressiste d'Ukraine. Cette opposante de Ianoukovitch dénonce fermement le péril néonazi qui menace l'Ukraine depuis que l'Union Européenne et les États-Unis ont légitimé et rendu incontrôlable l'extrême droite ukrainienne."

Voir aussi : "Ce sont les fascistes qui font la loi à l'ouest de l'Ukraine et à Kiev"

et "Dmitry Jaros, protégé de M. Obama et de Mme Ashton appelle au terrorisme!"

link20130413-natalya-vitrenko1.jpg

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