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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 11:06

http://cdn.ruvr.ru/2014/02/09/1178016559/9pictu.jpgPar "La Voix de la Russie" : Un scandale vient d’éclater entre l’UE, l’Ukraine et la Chine.

L'Ambassadeur de la RPC en Ukraine Zhang Xiyun a publiquement démenti l’affirmation du ministre polonais des affaires étrangères Radoslaw Sikorski selon laquelle Pékin exige de Kiev qu’il signe l’accord d’association avec l’Union européenne. En attendant, la Chine est en train d’intensifier sa pénétration économique et financière en Crimée.

Le diplomate polonais voulait faire passer le faux pour le vrai, ce qui a fait fortement avancer les discussions concernant les intérêts de la Chine en Ukraine. Radoslaw Sikorski a déclaré que Pékin a affirmé que ses investissements dans l’économie ukrainienne se feront à condition que Kiev signe l’accord d’association avec l’UE.

Connaissant la politique étrangère prudente et multidirectionnelle que mène la RPC, le démenti ne s’est pas fait attendre.

« J’avais des doutes quant à la véracité et l’exactitude des propos de Monsieur Sikorski. Il est possible que ces doutes soient liés à une mauvaise traduction »,a indiqué l’Ambassadeur chinois.

Il faut tenir compte du fait que les divergences entre la Chine et le ministre polonais des Affaires étrangères s’inscrivent dans le cadre des relations ambiguës entre Pékin et Bruxelles. Comme le rappelle à La Voix de la RussieAlexeï Maslov, directeur du département d’Etudes orientales au Haute collège d’économie, la RPC a proposé dès 2011 une aide à l’UE pour lutter contre la crise, à condition que l’UE aide la Chine à remplir une des trois conditions : soit augmenter le statut de la RPC au sein du FMI, soit étendre les droits de la Chine dans le système de l'OMC, soit annuler l'embargo de l'UE sur les exportations vers la Chine d'armes européennes. L’UE a jugé ces conditions « humiliantes et dangereuses ».

« Toute la politique chinoise et la culture politique traditionnelle se basent sur le fait que la Chine calcule de manière tout à fait correcte les étapes qui suivront. Il ne s’agit pas de philanthropie, la Chine désire en effet «entrer en Europe »,poursuit Alexeï Maslov. « Ce processus a commencé pendant la crise de 2008-2009. Actuellement la Chine a une véritable chance de contrôler des secteurs entiers de l’industrie européenne. »

C’est pourquoi, sous couvert des pourparlers avec les représentants de l’UE, Pékin serait en train d’intensifier ses efforts visant à renforcer ses positions financières et économiques dans les régions stratégiquement importantes pour l'Ukraine, et avant tout en Crimée. En janvier dernier, les médias chinois et la Direction de la politique d’information de la république autonome de Crimée ont annoncé la signature à Pékin d’un mémorandum sur la création d’un projet pilote d’intégration dans le secteur agro-industriel.

La Chine ne cache pas ses intentions d’élargir la coopération dans d’autres domaines, s’intéressant à d’autres marchés et territoires pour y construire des unités de production. Et les autorités de la Crimée le comprennent bien. Ce n’est pas par hasard que la Direction de la politique d’information de la région a souligné que « la partie chinoise est d’accord avec les exigences du gouvernement de la Crimée sur l’utilisation de la main d’œuvre locale et du maintien du statut de propriété de l’Ukraine sur toutes les terres exploitées par la Chine. »

En Crimée, on a déjà adapté des scénarios géopolitiques à cette question. Le directeur des relations extérieures du Mejlis (parlement) du peuple tatar de Crimée Ali Khamzine suppose que la partie orientale d’Ukraine, et notamment la Crimée, va rester à jamais dans la zone d’intérêts géopolitiques russo-chinois.

« La Russie et la Chine ne sont pas des alliés militaires officiels », rappelle à La Voix de la Russie le rédacteur en chef du magazine Natsionalnaïa oborona (Défense nationale) Igor Korottchenko. Mais dans le cadre du partenariat, nous voulons la paix et la stabilité à nos frontières. Le fait que la Russie et la Chine coopèrent dans le domaine militaire, qu’ils organisent des exercices militaires conjoints et des consultations - tout cela a un effet positif sur la dynamique globale des relations.

Cependant, vu le discours antirusse d’un certain nombre de politiques d’Ukraine à l’heure actuelle, il ne fait aucun doute que les « horreurs sino-russes » feront l'objet d'une forte demande sur l’ « EuroMaïdan » et dans d’autres « points chauds d’Ukraine ». T

Source : La Voix de la Russie.

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